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Aujourd'hui à lire : "L'humanité ne sera sauvée que par l'amour des cuisses"
"A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l'a dans le cul !".L-F Céline ...
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Présentation de l'éditeur
Présentation de l'éditeur
Hermine : carnassier au poil blanc immaculé. La robe, le camail, la fourrure d'hermine symbolisent l'innocence et la pureté, dans la conduite, dans l'enseignement, dans la justice.
Les éditions Gallimard rééditent les lettres de Louis-Ferdinand Céline à Albert Paraz.
Première partie
— Chez toi, c'est plus fréquentable, dit Céline à Gen Paul. J'ai rien contre les barbes, mais si tu te mets à recevoir des poètes parfumés, des pisseurs de queue de cerise, où qu'on va ? C'est le courant d'air avec l'Académie. Ton Richard Eutrope, je connais ça; c'est du poète classique, surclassique, archiacadémique : le renifleur de coco, l'esthète à médéme, avec des complexes et des petites moiteurs de pédoque, le versicule dévirgulé à velléité musicale et philosocoque, quel charme qu'il a, ma chère, et profond, la vache, comment qu'il vous baratine les contraires dans son verbe taillé en pointe, commun en diable et anarcho comme grand-papa, chanteur de la désespérance du rien, kierkegaardien de la semaine prochaine, et les mondes s'affrontent dans mon coeur boudeur comme en 1900, et je dis oui en plein, et non par la bande, et mes fesses dans mon subconscient. Paul, t'es qu'un vilain, une vicieuse. Si t'avais le respect de nos génies, t'essaierais pas de nous faire gamberger dans ta tôle avec des poètes anémiques.
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LyonCapitale.fr, 22/5/2009 : À l'occasion des Assises du Roman, l'auteur britannique Will Self sera amené à décortiquer l'œuvre de Louis-Ferdinand Céline à travers le prisme de son anglicité. Une rencontre a priori improbable qui fournit l'occasion de se demander ce que le meilleur auteur anglais de ces quinze dernières années a en commun avec le plus grand écrivain français du 20ème siècle.
Extraits de Avenue Junot, nouvelle tiré de En arrière de Marcel Aymé paru chez Gallimard en 1950. La scène se passe à Montmartre :
"Évidemment Alcide évoluait dans le sublime à son aise et pour ainsi dire familièrement; il tutoyait les anges, ce garçon, et il n'avait l'air de rien. Il avait offert sans presque s'en douter à une petite fille vaguement parente des années de torture, l'annihilement de sa pauvre vie dans cette monotonie torride, sans conditions, sans marchandage, sans intérêt que celui de son bon coeur. Il offrait à cette petite fille lointaine assez de tendresse pour refaire un monde entier et cela ne se voyait pas.
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Article tiré de En avant FFI n°13 du 16/12/1944, hebdomadaire des FFI du Sud-Est :
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Lettre à Henri Poulain, 15/06/1942, extraits :
Parmi les grandes figures mythiques qui donnent à l’Europe son âme immémoriale, le cerf tient une place royale. Car il est souverain, le grand cerf peint dès le paléolithique sur les parois de Lascaux, gravé sur les ossements de Lortet, dans les Pyrénées.
Le cerf, image de puissance et de fécondité, donc de vie, est aussi un animal psychopompe – c’est-à-dire conducteur des âmes des morts. Ce qui n’a rien de paradoxal dans une perspective païenne, où la vie et la mort ne sont que deux moments, deux maillons dans l’éternelle chaîne de l’Etre. D’où la présence de bois de cerfs dans les tombes – pratique qui se maintiendra au haut Moyen Age, comme l’ont montré les travaux archéologiques d’Edouard Salin sur les sépultures d’époque mérovingienne. Des squelettes de cerfs ont été retrouvés dans des cimetières en Normandie, en Suisse, en Angleterre. Des phylactères (talismans) ont été aussi mis au jour : médaillons en bois de cervidés, portés en pendentifs ou cousus sur les vêtements, ils étaient très en vogue tant chez les Gallo-Romains que chez les Germains. Le bois de cerf est porteur de renaissance (sur l’animal, il est rajeuni chaque année) et de fécondité (sur certaines rondelles un phallus est gravé). Il est relié à la force solaire : les médaillons des cimetières de Schretzheim et de Schwarzrheindorf (Allemagne), de Papiermühle (Suisse), d’Audincourt (France) sont décorés de rosaces et de cercles oculés ; à Sainte-Sabine, en Bourgogne, un médaillon était incrusté de 13 rondelles d’or.
Peut-être pas encore se vanter, Siegmaringen?... pourtant quel pittoresque séjour!... vous vous diriez en opérette... le décor parfait... vous attendez les sopranos, les ténors légers... pour les échos, toute la forêt!... dix, vingt montagnes d'arbres !... Forêt Noire, déboulées de sapins, cataractes... votre plateau, la scène, la ville, si jolie fignolée, rose, verte, un peu bonbon, demi-pistache, cabarets, hôtels, boutiques, biscornus pour « metteur en scène »... tout style « baroque boche » et « Cheval blanc »... vous entendez déjà l'orchestre !... le plus bluffant : le Château!... la pièce comme montée de la ville... stuc et carton-pâte !... pourtant... pourtant vous amèneriez le tout : Château, bourg, Danube, place Pigalle ! quel monde vous auriez !... autre chose d'engouement que le Ciel, le Néant et l'à Gil!... (1) les « tourist-cars » qu'il vous faudrait !... les brigades de la P. P. ! ce serait fou, le monde, et payant !
Quand Louis-Ferdinand Céline m'a reçu chez lui, à Meudon, route des Gardes, il m'a demandé de lui parler d'Israël. Il a dit, après avoir écouté: "Ben voilà, un homme nouveau se fabrique là-bas... un bâtisseur... un cultivateur... un guerrier..." Devant la résistance victorieuse des forces juives contre les armées arabes pendant la Guerre d'Indépendance, l'écrivain avait adressé à l'hebdomadaire "France-Dimanche" un court article où il s'écriait d'emblée: "Vive les Juifs, bon Dieu!". Et cette exclamation avait fait la manchette de la "Une" de l'hebdo. Quand je l'ai vu, il était tassé sur son siège; visiblement, il souffrait des suites de ses blessures reçues au champ de bataille en 1914... Un bras fonctionnait mal, il avait été trépané et souffrait de terribles migraines. Je voyais maintenant un homme aigri, fatigué, mais n'ayant rien perdu de sa vivacité. Parlant littérature, il me disait: "Ecrire, c'est un travail de bagnard, il faut être très méticuleux, ne pas jouer avec la grammaire, revoir les phrases... Tenez, un de mes parents, Auguste il s'appelait, qui était employé aux écritures dans une sous-préfecture, était un maniaque de la virgule... elle devait être à sa place, toujours, 1a virgule... Et puis, il y a l'émotion, sans l'émotion, on ne peut pas vraiment écrire, l'émotion c'est le style... Lisez donc Rabelais dans le texte..." Parmi ses contemporains, peu trouvaient grâce. Proust avait tout en quelque sorte pour lui déplaire; juif, pédéraste. Mais c'était surtout le fait qu'il fût décadent qui le repoussait. Il s'opposait aussi à son style. "Moi, je suis un homme, j'écris comme un homme, disait-il. L'homme ne s'exprime pas comme Louis XIV". Par contre, il lui reconnaissait le talent de savoir "chier les phrases".
« Il s'est foutu tout le monde à dos !... on l'a pas assez saccagé ce raciste indigne !... dépeçons sa veuve !... »
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"Diam's est tombée de haut, s'est fait bobo : "Le soir du résultat, quand on a eu Le Pen au second tour, j'ai eu le sentiment de l'être fait avoir. J'étais avec ma mère, que j'ai consolé toute la soirée. Elle était par terre, effondrée. Moi, j'étais outrée, encore jeune, très violente. C'était encore ma période "insultes" : Qu'est-ce qu'on fait ? On va le tuer."
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Ouverture récente d'un site consacré à Louis-Ferdinand Céline, L'Ombre de LF Céline, "Réflexions, commentaires et critiques sur l'écriture, la vie et l'esprit de Louis-Ferdinand Céline" :
Hervé Sosthène de Rodiencourt —. Sosthène – Le Chinois. – M. Rébus.
"Louis-Ferdinand Céline est entré dans la grande littérature comme d'autres pénètrent dans leur propre maison. Homme mûr, muni de la vaste provision d'observations du médecin et de l'artiste, avec une souveraine indifférence à l'égard de l'académisme, avec un sens exceptionnel de la vie et de la langue, Céline a écrit un livre qui demeurera, même s'il en écrit d'autres et qui soient au même niveau de celui-ci.
"le sens animal ! de Bébert !... je retrouve le fil !... Bébert notre chat... ah, m'y revoici!... que Bébert était comme chez lui dans l'immense Château du haut des tourelles aux caves... ils se rencontraient Lili lui d'un couloir l'autre... ils se parlaient pas... ils avaient l'air s'être jamais vus... chacun pour soi! les ondes animales sont de sorte, un quart de milli à côté, vous êtes plus vous... vous existez plus... un autre monde !... le même mystère avec Bessy, ma chienne, plus tard, dans les bois, au Danemark... elle foutait le camp... je l'appelais... vas-y !... elle entendait pas !... elle était en fugue... et c'est tout!... elle passait nous frôlait tout contre... dix fois !... vingt fois !... une flèche !... et à la charge autour des arbres !... si vite vous lui voyiez plus les pattes ! bolide ! ce qu'elle pouvait de vitesse !... je pouvais l'appeler! j'existais plus!... pourtant une chienne que j'adorais... et elle aussi... je crois qu'elle m'aimait... mais sa vie animale d'abord ! pendant deux... trois heures... je comptais plus... elle était en fugue, en furie dans le monde animal, à travers futaies, prairies, lapins, biches, canards... elle me revenait les pattes en sang, affectueuse... elle est morte ici à Meudon, Bessy, elle est enterrée là, tout contre, dans le jardin, je vois le tertre... elle a bien souffert pour mourir... je crois, d'un cancer... elle a voulu mourir que là, dehors... je lui tenais la tête... je l'ai embrassée jusqu'au bout... c'était vraiment la bête splendide... une joie de la regarder... une joie à vibrer... comme elle était belle !... pas un défaut... pelage, carrure, aplomb... oh, rien n'approche dans les Concours !...
Nicolas Sarkozy a prêché, mercredi 29 avril, à la Cité du patrimoine et de l'architecture, pour la réalisation du Grand Paris avec tous les élus d'Ile-de-France. Il s'est efforcé de les enrôler dans son projet de bâtir la capitale du XXIe siècle et de l'après-Kyoto dans "les dix ans".[...]